LA FRANCE EN SUISSE

Relations bilatérales

Panorama de la coopération scientifique et technologique bilatérale

Les deux pays se caractérisent par leur haut niveau scientifique et technologique, ainsi que par leur forte présence dans la coopération internationale. Ils partagent les mêmes objectifs stratégiques : assurer leur compétitivité économique à long terme par la valorisation de la recherche et de la technologie. Les relations, nombreuses, entre les acteurs sont très directes et ne sont pas pilotées par le haut. Elles sont plus denses entre la Romandie et la France, mais on constate une progression des échanges avec la Suisse alémanique. Le volume des co-publications scientifiques est bon, la France étant le 3ème partenaire de la Suisse dans ce domaine, derrière les Etats-Unis et l’Allemagne. La France arrive de même au 3ème rang des partenaires, derrière l’Allemagne et les Etats-Unis, pour les programmes généraux de recherche du Fonds national suisse pour la Recherche scientifique (FNS).

La coopération universitaire, scientifique et technologique bilatérale a fait l’objet d’un audit, publié en 2005 par le professeur Jean-Philippe Leresche, M. Romain Felli (Université de Lausanne) et le professeur Paul Gaillard (Université technologique de Troyes), intitulé « Panorama des coopérations scientifiques franco-suisses ».

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Instruments bilatéraux

Les instruments renforçant la coopération bilatérale sont au nombre de deux : la Fondation franco-suisse pour la Recherche et la Technologie et le Partenariat Hubert Curien "Germaine de Staël" (PHC).

Le Partenariat Hubert Curien "Germaine de Staël" – PHC

Le PHC "Germaine de Staël" a été mis en place en 2003. C’est un programme de coopération bilatérale favorisant l’échange de jeunes chercheurs. Il a permis de soutenir 97 projets depuis sa création.

Le programme est mis en oeuvre, du côté français, par le Ministère des Affaires Etrangères et européennes, en liaison avec le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ainsi qu’avec l’association EGIDE qui gère les programmes de mobilité internationale pour l’Etat français. Côté suisse, il est mis en oeuvre par le Secrétariat d’Etat à l’Education et à la Recherche et l’Académie suisse des Sciences techniques (SATW).

Les projets sont à co-déposer avant le dernier vendredi du mois d’avril par chacune des deux équipes dans son pays d’origine : les Français doivent remplir leur dossier en ligne sur le site d’EGIDE et les Suisses doivent s’adresser à la SATW.

Ils sont ensuite sélectionnés par une commission bilatérale, qui se réunit en octobre. Elle est composée de représentants du Secrétariat d’Etat à l’Education et à la Recherche, de l’Office fédéral de la Formation professionnelle et de la Technologie, de l’Académie suisse des Sciences techniques, du Ministère des Affaires étrangères et européennes et du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Le critère de sélection est celui de la qualité scientifique du projet, mais la participation de doctorants et/ ou de jeunes scientifiques au projet est également pris en considération.

Les projets durent en principe deux années, sous réserve d’une activité significative dès la première. Ils peuvent exceptionnellement être prolongés pour une troisième année, sous réserve d’un nouveau dépôt de dossier conjoint par les deux équipes.

Contacts :

Ambassade : Chargé(e) de mission, tél. : +41 (0)31 359 21 79,
e-mail :science@ambafrance-ch.org

SATW : Mme Sonja SCHNEIDER, tél. +41 (0)44 226 50 14,
e-mail : schneider@satw.ch

La Fondation franco-suisse pour la Recherche et la Technologie - FFSRT

La FFSRT est une fondation de droit public suisse, basée à Genève, dont l’objectif est de promouvoir les projets franco-suisses dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation. Elle a été inaugurée le 22 septembre 2006.

Ses membres fondateurs sont les régions et cantons frontaliers :

- 6 cantons suisses : Fribourg, Genève, Jura, Neuchâtel, Valais et Vaud, ainsi que l’Université de Bâle

- 3 régions françaises : Alsace, Franche-Comté et Rhône-Alpes.

Les choix stratégiques de la FFSRT sont entérinés par un Conseil de Fondation, formé de représentants des membres fondateurs, dont les décisions s’appuient sur l’expertise d’un Conseil scientifique et économique, composé de hautes personnalités nommées par les membres fondateurs.

Les deux Etats participent au Conseil de Fondation avec le statut d’observateur.

Actuellement, la FFSRT définit un premier train de projets. Elle a par ailleurs un rôle de conseil financier auprès des porteurs de projets et doit faire converger des fonds régionaux, nationaux et européens pour les soutenir.

Contact :
Tel. : +41 22 304 40 60
Fax : +41 22 304 40 70

Coopérations entre organismes de recherche

La Suisse est la 7ème destination des missions des chercheurs CNRS hors CERN (5% du volume mondial).

Depuis 2001, le CNRS entretient avec la Suisse un LEA (Laboratoire européen associé) en Microtechnique, qui regroupe :

-  le CNRS

-  le Centre de Transfert des Microtechniques de Besançon,

-  l’Ecole nationale supérieure de Mécanique et des Microtechniques,

-  l’Université de Franche-Comté,

-  l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard,

-  l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne,

-  l’Institut de Microtechniques de l’Université de Neuchâtel,

-  le Centre suisse d’Electronique et de Microtechnique de Neuchâtel (CSEM)

Le CEA entretient également des contacts privilégiés avec des équipes suisses, notamment celles du CSEM, avec lequel a été développée depuis 2001 une plateforme en microtechnique.

Cette coopération a été renforcée le 17 janvier 2006 par la signature d’un accord franco-germano-suisse dans le domaine des systèmes hétérogènes complexes, accord signé par le CEA-Léti (Laboratoire d’électronique et de Traitement de l’Information) de Grenoble, le CSEM et l’Alliance microtechnique de la Fraunhofer Gesellschaft (VµE). Le laboratoire finlandais VTT devrait rejoindre sous peu cette coopération qui permet la constitution d’un réseau de tout premier ordre mondial, comparable aux pôles d’Albany (USA) et de Taïwan. Il représente 5 600 collaborateurs, des ressources financières de 586 millions d’euros et l’équivalent de 18 000 m2 de salles blanches accessibles aux chercheurs et industriels des trois pays.

La quasi-totalité des agences françaises de recherche entretiennent des relations avec des institutions :

- l’Institut national de la Santé et de la Recherche médicale – INSERM – (environ 315 partenariats avec des laboratoires, la Suisse est son 6ème partenaire mondial),

- le Centre national du Machinisme agricole, du Génie rural, des Eaux et des Forêts – CEMAGREF – (environ 30 partenariats),

- l’Institut national de la Recherche agronomique – INRA – (environ 20),

- l’Institut national de Recherche sur les Transports et leur Sécurité – INRETS – (environ 10),

- le Bureau de Recherches géologiques et minières – BRGM,

- le Centre de Coopération internationale en Recherche agronomique et Développement – CIRAD,

- l’Institut français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer – IFREMER,

- l’Institut national de Recherche en Informatique et en Automatique – INRIA,

- l’Institut Pasteur,

- l’Institut polaire français Paul-Emile Victor – IPEV,

- l’Institut de Recherche pour le Développement – IRD.

Actions du Service de Coopération

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